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L’ère des chanteurs

Comme Ramus, Baïf fait usage de la ligature ù, qu’il considère comme une voyelle simple ([u] et [ø]). Elle donne lieu à une opposition de quantité ([u]/[u:]), par exemple entre soleil et saouler : sùlè£/sù^lér. On trouve de plus chez lui vùlonté, demùrant, frùmant, Pùloñe pour volonté, demeurant, froment, Pologne : ces ou inaccentués s’inscrivent dans la tradition médiévale et ne sauraient à proprement parler être taxés d’ouïsmes. En syllabe accentuée, Baïf limite assez strictement le caractère ù aux mots qui ont ou en français standard ; flùr pour fleur est bien sûr un de ces archaïsmes que s’autorisent encore à l’occasion les membres de la Pléiade115.

Il connaît aussi deux o : l’un figuré simplement par le caractère o et l’autre pour lequel il utilise, dans ses Etrénes, la même ligature ą que Ramus et, dans ses manuscrits, un ô évoquant la lettre oméga. Mais c’est dans l’usage qu’il fait de ces deux caractères qu’il va beaucoup plus loin que son ami grammairien : pas question pour lui de transcrire mécaniquement les au de l’orthographe ordinaire par ą et les o par o. Au contraire, il redistribue les cartes en fonction des exigences du mètre : il se sert de ô chaque fois qu’il veut noter la longueur. Cela se traduit, par exemple, par l’usage systématique de ô, en principe coiffé d’un circonflexe, pour l’interjection ô. Plus curieux, la conjonction or peut être écrite avec o dans Or laã dont la première syllabe, fermée, est nécessairement longue par position, mais Baïf doit l’écrire ôr dans Ôr après car, constituant à lui seul une syllabe ouverte, o ne pourrait occuper une position métrique longue116. Inversement, l’article contracté au est le plus souvent écrit ô (facultativement coiffé d’un accent grave), car Baïf a un plus grand besoin de longues que de brèves, mais on trouve aussi o lorsqu’une brève lui est nécessaire, par exemple dans oz uméins ou o tans117.

De cela, on peut conclure que Baïf se soucie bien moins du timbre des o que de quantité métrique. Comment alors interpréter le fait que, de plus en plus souvent (presque systématiquement dans son dernier manuscrit), il utilise ô en syllabe fermée, ce qui ne serait pas nécessaire car toute syllabe fermée est longue par position ? Comment comprendre fôrse pour force, vôs çans pour vos champs, hôrs pour hors, lôrs pour lors, môrs pour morts, trôp de pour trop de118 ? Certainement pas comme le fait Fouché qui, confondant les caractères ô et ù, veut faire de ces ô des [u], et donc des ouïsmes119, mais plutôt comme le souci de signifier, deux précautions valant mieux qu’une, doublement la longueur métrique. Et aussi probablement comme la confirmation que ô peut fort bien, chez Baïf, marquer des o dont même Meigret ne conteste pas le caractère ouvert.

Au nombre des dix voyelles de Mersenne, on trouve o, ô et au et ou. Il précise de la manière suivante :

La 4. voyelle est o, qui se peut escrire auec le mesme accent [l’accent circonflexe], quand il est long : il peut aussi servir pour tous les endroits où la syllabe ou diphtongue au se prononce comme l’ô long ; par exemple ces 5. mots, causes, faux, maux, pastureaux, & hauts : se peuuent ainsi escrire côses, fôx, môs, pastureôs, & hôs ; quoy que l’on puisse rapporter cet au à la voyelle a, puis qu’elle se prononce entre a & o.120

Contrairement aux grammairiens, il ne se sert pas des qualificatifs ouvert et fermé, mais son explication n’en est que plus claire : pour lui, au, et par conséquent o long, sont bel et bien plus ouverts que o bref. Ne serait-ce pas une raison de plus pour prendre à la lettre les témoignages des grammairiens qui décrivent o bref comme « fermé » et o long comme « ouvert » ?

Alors que Bacilly ne se satisfait pas des trois timbres usuels de l’e et qu’il éprouve le besoin de nuancer davantage, ce grand théoricien du chant ne s’embarrasse pas de détails lorsqu’il s’agit de traiter de l’o :

De toutes les Voyelles, celle qui se prononce auec plus de defectuosité par ces sortes d’Esprits amateurs du fard, & qui confondent le fade auec le delicat, c’est l’o, qui est vne Voyelle tout à fait gutturale, c’est à dire qui se prononce entierement du gosier : car en pensant flatter cette voyelle, ils luy ostent toute sa force, & bien que l’on entende assez que c’est vn o, à cause du peu de rapport qu’il a auec les autres Voyelles, ce n’est pas assez, comme i’ay déja dit plusieurs fois, & que ie ne puis trop repeter, de faire entendre toutes les syllabes  mais encore il leur faut donner le poids necessaire, afin que par cette expression l’Auditeur soit dauantage excité à l’attention du sens des Paroles, & que la Voix mesme de celuy qui chante en paroisse dauantage.121

Pas question donc de flatter l’oreille : que la voyelle soit intelligible n’est pas même suffisant, elle doit aussi conserver sa « force », qui est celle de la déclamation parlée. Ainsi, cette voyelle « gutturale », pour laquelle « il faut fort ouurir le gosier », s’oppose-t-elle à des voyelles plus antérieures, et par conséquent plus délicates. C’est ce pouvoir d’opposition qui fait la valeur de l’o, et non une éventuelle discrimination fine de plusieurs timbres : on cherche en vain chez Bacilly la mention d’o plus ou moins ouverts. Quant à la « Dyphtongue » au, elle n’a point d’autre prononciation que celle de l’o, avec la particularité d’être toujours longue122. Notre auteur distingue en revanche très nettement ou de o :

Quant à l’ou, c’est encore vne dyphtongue qui donne bien de la force d’expression au Chant, & qui se doit prononcer du palais, & non pas du deuant de la bouche, comme l’eu : mais comme c’est aussi vne figure qui semble desagreable aux personnes qui craignent que l’agrément de la bouche en soit endommagé, elles ne prononcent qu’à demy l’ou de ces mots pourquoy, courroux, &c. & ostent ainsi tout le poids que doit auoir cette dyphtongue, qui est de fort grande consequence pour faire valoir le Chant, & en exprimer la force.123

Nous avons donc une fois de plus une fausse diphtongue, plus fermée et un peu moins postérieure que l’o, mais qui en conserve néanmoins une grande partie de la « force ».

Brossard124, qui relève la proximité de l’o et de l’u italiens, ne semble connaître qu’un o, tout comme Bérard125. Ces deux auteurs insistent avant tout sur l’« allongement » et l’« arrondissement » des lèvres. Raparlier, qui distingue pourtant quatre e, ne dit pas un mot du timbre de l’o et signale seulement, en passant, que les interjections oh ! et ô sont toujours longues126. Lécuyer, qui publie en 1769, est avec Mersenne le seul théoricien du chant à établir une distinction de timbre :

La Voyelle O, en a deux. L’O ouvert comme Thrône. L’O fermé : moment. Le seul pronom possessif, Notre, Votre, a les deux, suivant la maniere de la placer, car lorsqu’il précede un substantif, l’O est fermé. Exemple : Notre destin. Et au contraire s’il est précédé d’un substantif l’O est ouvert. Exemple : De ton destin dépend le nôtre.127

Le premier de ces deux exemples fait intervenir o suivi de consonnes nasales, qui n’était alors à coup sûr plus nasalisé. Le message, s’il n’était pas clair, serait confirmé par le second exemple : c’est l’o « circonflexe » qui porte le qualificatif d’ouvert et il n’y a, pour cette époque tardive, aucune raison de penser que les termes « ouvert » et « fermé » prennent une signification contraire à celle qu’ils ont aujourd’hui. À plus d’un siècle d’intervalle, Mersenne et Lécuyer sont donc en accord l’un avec l’autre.

En pratique

Le problème de la discrimination précise du timbre des o est l’un des plus redoutables qu’offre la phonétique historique des xvie et xviie siècles : tant les indices graphiques que les témoignages de théoriciens sont ténus et parfois obscurs. Ce problème est si épineux que les traités actuels le négligent et admettent, sans démonstration et faute de mieux, que la distribution des o qui a prévalu en français standard était déjà, dans ses grandes lignes, en place au xviie siècle ou même à la Renaissance. Un raccourci aussi abrupt, qui ne fait aucun cas de témoignages des plus importants parmi les grammairiens, est à la rigueur acceptable pour qui se sert de la phonétique historique dans le but d’expliquer, voire de justifier, le bon usage actuel. Il ne l’est plus du tout dès lors qu’on s’emploie à renouer, dans un but à la fois historique et esthétique, avec les sons du passé.

Certes, d’un point de vue esthétique, la question du timbre n’a, pour l’o, pas l’importance qu’elle revêt pour l’e et il est manifeste qu’on n’a jamais attendu d’un chanteur ou d’un acteur qu’il calibre ses o avec une précision maximale. En d’autres termes, l’oreille a de tout temps été beaucoup moins exigeante pour les voyelles postérieures que pour les antérieures. Pourquoi, dans ces conditions, ne pas simplement chanter les o « comme ils viennent », ou comme en français standard ? Parce que, en dépit du flou et de l’imprécision qui ont pu régner par le passé, il est sûrement possible de faire un peu mieux. Les o ouvert et fermé du français standard, issus probablement de la Révolution et du xixe siècle, représentent une approximation trop grossière d’une réalité plus ancienne : mis bout à bout, les indices rassemblés au long de ce chapitre montrent que, concernant l’o, le bon ou le bel usage du xviie siècle ne peut être identique à la prononciation qui a finalement prévalu.

Seulement, la réalité est trop complexe pour qu’il soit possible d’en rendre compte en se limitant à décrire le timbre, ouvert ou fermé, des o. Pour parvenir à un modèle qui permette de ne pas sauter à pieds joints par-dessus les témoignages des grammairiens, il est indispensable d’avoir égard à la quantité : c’est en effet elle qui garantit la cohérence de certains groupes d’o, alors que, dans d’autres contextes, c’est le timbre qui semble, de tout temps, avoir été déterminant.

En syllabe accentuée, je distinguerais quatre groupes d’o, dont on peut dire qu’ils gardent, au cours du temps, une remarquable cohérence :

Ces deux premiers o, qui s’opposent un peu à la manière des deux e, ouvert et fermé, du français, constituent les bornes de l’axe postérieur du système vocalique. C’est avant tout de leur aperture, et donc de leur timbre, qu’ils tirent leur individualité. Les questions de quantité, même si chacun d’entre eux est susceptible d’être décrit sous une forme longue et sous une forme brève, passent ici au second plan. Ce n’est pas le cas des deux autres o dont le timbre est moins précisément déterminé et qui, eux, s’opposent avant tout par la quantité :

Des indices, relativement peu nombreux mais convergents, donnent donc à penser que, contrairement à l’usage actuel, o bref était plutôt fermé et o long plutôt ouvert en déclamation, et ce jusqu’à, mettons, la Révolution. Malgré tout, le timbre de ces deux derniers o n’était probablement pas fixé de manière universelle, et il n’est pas interdit de penser que l’usage actuel pouvait se rencontrer au xviiie siècle, que ce soit dans une zone géographique particulière ou dans un parler parisien, mais populaire, qui a pu, peu à peu, infléchir le bon usage. Quels qu’aient pu être alors les hésitations et les glissements de timbre, l’intégrité et la cohérence de ces deux groupes d’o étaient garanties par l’opposition de quantité que je note par [O]-[O:]. Le plaisant aphorisme de Billy128 : « Il faut qu’un o soit ouvert ou fermé », forcément simpliste, devrait donc être complété comme suit : « … Mais s’il n’est ni ouvert ni fermé, il faut alors qu’il soit long ou bref ».

En syllabe inaccentuée, il faut se contenter de distinctions moins fines. Comme on l’a vu, la plus grande partie de ces o se ferment en [u] au plus tard au xiie siècle. Cette situation, stable jusqu’à la fin du Moyen Âge, fait qu’il est légitime de prononcer [u] la plupart de ces o (co(u)rone, co(u)leur, do(u)leur, po(u)r, po(u)rtrait, po(u)rpoint, po(u)rquoi, mais aussi so(u)leil, co(u)lombe, ro(u)see). D’autres o, plus rares, restent plus ou moins ouverts par analogie avec des o ouverts (mortel, porter) ou des o longs (ostel, costé) accentués. On pourra donc les noter par [ò] ou, plus prudemment, par [O].

À partir du xvie siècle, sous l’impulsion de l’humanisme, l’usage moderne se met peu à peu en place. Il est alors raisonnable de prononcer [O] la graphie o et [u] la graphie ou, même si cette règle peut être appliquée avec une certaine souplesse. En cas d’hésitation, on se souviendra qu’un [u] tend à sonner plus « médiéval » ou plus « scolastique » qu’un [O], qui paraîtra toujours plus « humaniste ».

Si, en guise de conclusion, je me risque à proposer un tableau chronologique, c’est davantage pour permettre au lecteur pressé de s’orienter, grâce à l’hypertexte, dans ce long chapitre que pour mettre en évidence des changements phonétiques d’envergure. A condition en effet qu’on s’en tienne aux quatre o, clos, ouvert, long et bref, décrits ci-dessus, on ne pourra qu’être frappé par la stabilité générale du système : un o, mettons, ouvert à l’origine aura toutes les chances de le rester et, quelle qu’ait pu être la variabilité de leurs timbres respectifs, l’o long et l’o bref constituent deux groupes d’une grande cohérence.

Pour chaque groupe d’o, j’indique en premier lieu la prononciation la plus vaisemblable. Lorsqu’une barre oblique sépare deux indications, la seconde est soit moins vraisemblable, soit minoritaire et ne devrait pas être employée sans une raison particulière. Lorsqu’une classe de mots n’existe pas encore à une période donnée, je le signale par un tiret. Afin de ne pas surcharger, j’ai renoncé à noter deux quasi-constantes des o français : les ouïsmes d’une part, c’est-à-dire le fait que, au Moyen Âge déjà mais surtout au xviesiècle, tout o français ou presque peut, par licence, se transformer en ou, ainsi que, d’autre part, le fait qu’un o bref peut, par licence également, rimer avec un o long auquel il doit alors adapter sa quantité et, vraisemblablement aussi, son timbre.


Siècle (moitié) 11-12 13 14 15 16 17(1) 17(2) 18(1)
o accentués dans les mots à terminaison masculine
-o/-au 
Cupido, Dido, dodo 
clo(u) 
troupeau, joyau
 
[O]
[O]>[u]
[au]
 
[O]
[u]
[au]
 
[O]
[u]
[au]
 
[O]
[u]
[au]/[O:]
 
[O]
[u]
[O:]/[au]
 
[O]
[u]
[O:]/[O]
 
[O]
[u]
[O]/[O:]
 
[O]
[u]
[O]
-ol(+/- consonnes)
dols, colp, pols (> doux, coup, pouls)
fol, mol, vol (dev. voyelle ou pause)
fol, mol, vol (dev. consonne)
fols, mols, vols
 
[Ou]>[u]
[O]
[O]/[Ou]
[Ou]/[O]
 
[u]
[O]/[ò]
[O]/[u]
[u]/[ò]
 
[u]
[O]/[ò]
[O]/[u]
[u]/[ò]
 
[u]
[O]/[ò]
[O]/[u]
[u]/[ò]
 
[u]
[ò]
[ò]
[ò]/[u]
 
[u]
[ò]
[ò]
[ò]
 
[u]
[ò]
[ò]
[ò]
 
[u]
[ò]
[ò]
[ò]
-or(s), or + consonne (+ s)
dolo(u)r,  amo(u)r (o fermé libre)
jo(u)r, co(u)rt (o fermé entravé)
or, corps, mort (o ouvert roman)
 
[Ou]/[eu]
[o]>[u]
[ò]
 
[u]/[ø]
[u]
[ò]
 
[u]/[ø]
[u]
[ò]
 
[u] 
[u]
[ò]
 
[u]
[u]
[ò]
 
[u]
[u]
[ò]
 
[u]
[u]
[ò]
 
[u]
[u]
[ò]
-o + occlusive
to(u)t, lo(u)p 
trop, Jacop, croc
mot, Marot
 
[o]>[u]
[O]
[O]
 
[u]
[O]/[ò]
[O]
 
[u]
[O]/[ò]
[O]
 
[u]
[O]/[ò]
[O]
 
[u]
[O][ò]
[O]
 
[u] 
[O][ò]
[O]
 
[u]
[O][ò]
[O]
 
[u]
[O][ò]
[O]
-o (+ occlusive) + s/-aux
to(u)s, no(u)s pronom
dos, los, gros
mots, crocs
maux, travaux
 
[o]>[u]
[O]>[O:]
[O]>[O:]
[au]
 
[u]
[O:]
[O:]
[au]
 
[u]
[O:]
[O:]
[au]
 
[u]
[O:]
[O:]
[au]/[O:]
 
[u]
[O:]
[O:]
[O:]/[au]
 
[u]
[O:]
[O:]
[O:]
 
[u]
[O:]
[O:]
[O:]
 
[u]
[O:]
[O:]
[O:]
-ost
go(u)st, mo(u)st
tost, rost
 
[o]>[u]
[O]>[O:]
 
[u]
[O:]
 
[u]
[O:]
 
[u]
[O:]
 
[u]
[O:]
 
[u]
[O:]
 
[u]
[O:]
 
[u]
[O:]
Siècle (moitié) 11-12 13 14 15 16 17(1) 17(2) 18(1)
o accentués dans les mots à terminaison féminine
-oe
lo(u)e, jo(u)e
 
[O]>[u]
 
[u]
 
[u]
 
[u]
 
[u]
 
[u]
 
[u]
 
[u]
-obe/-aube
ado(u)be
robe, gobe  (mots vulgaires)
lobe, globe (mots savants)
aube 
 
[o]>[u]
[O]
[au]
 
[u]
[O]
– 
[au]
 
[u]
[O]
[O:]
[au]
 
[u]
[O]
[O:]
[au]/[O:]
 
[u]
[O]
[O:]
[O:]/[au]
 
[u]
[O]
[O:]
[O:]
 
[u]
[O]
[O:]
[O:]
 
[u] 
[O]
[O:]
[O:]
-oce/-osse/-auce
coro(u)ce, ro(u)sse
atroce, feroce, noce
bosse, cosse, brosse
grosse, fosse, endosse
sauce, chausse
 
[o]>[u]
[O]
[O]
[O]
[au]
 
[u]
[O]
[O]
[O]
[au]
 
[u]
[O]
[O]
[O]
[au]
 
[u]
[O]
[O]
[O]
[au]/[O:]
 
[u]
[O]
[O]
[O:]
[O:]/[au]
 
[u]
[O]
[O]
[O:]
[O:]
 
[u]
[O]
[O]
[O:]
[O:]
 
[u]
[O]
[O]
[O:]
[O:]
-oche/-auche
bo(u)che, mo(u)che
roche, cloche, reproche
debauche, fauche
 
[o]>[u]
[O]
[au]
 
[u]
[O]
[au]
 
[u]
[O]
[au]
 
[u]
[O]
[au]/[O:]
 
[u]
[O]
[O:]/[au]
 
[u]
[O]
[O:]
 
[u]
[O]
[O:]
 
[u] 
[O] 
[O:]
-ode/-ode
co(u)de
mode, periode, methode, brode
fraude, emeraude
 
[o]>[u]
[O]
[au]
 
[u]
[O]
[au]
 
[u]
[O]
[au]
 
[u]
[O]
[au]/[O:]
 
[u]
[O]
[O:]/[au]
 
[u]
[O]
[O:]
 
[u]
[O]
[O:]
 
[u]
[O]
[O:]
-of(f)e/-auf(f)e
estofe, philosophe
chauffe
 
[O]
[au]
 
[O]
[au]
 
[O]
[au]
 
[O]
[au]/[O:]
 
[O]
[O:]/[au]
 
[O]
[O:]
 
[O]
[O:]
 
[O]
[O:]
-oge/-auge
ro(u)ge
loge, oreloge
auge, sauge
 
[o>u]
[O]
[au]
 
[u]
[O]
[au]
 
[u]
[O]
[au]
 
[u]
[O]
[au]/[O:]
 
[u]
[O]
[O:]/[au]
 
[u]
[O]
[O:]
 
[u]
[O]
[O:]
 
[u]
[O]
[O:]
-ol(l)e/-aul(l)e
cro(u)le, mo(u)le
parole, fole
geole, mole, pole
rosle, enrosle
espaule, saule
 
[o]>[u]
[O]
[O]
[O]>[O:]
[au]
 
[u]
[O]
[O]
[O:]
[au]
 
[u]
[O]
[O]/[O:]
[O:]
[au]
 
[u]
[O]
[O]/[O:]
[O:]
[au]/[O:]
 
[u]
[O]
[O]/[O:]
[O:]
[O:]/[au]
 
[u]
[O]
[O:]/[O]
[O:]
[O:]
 
[u]
[O]
[O:]
[O:]
[O:]
 
[u]
[O]
[O:]
[O:]
[O:]
Siècle (moitié) 11-12 13 14 15 16 17(1) 17(2) 18(1)
-ol + consonne + e
volte, molte, colpe
 
[Ou]>[u]
 
[u]
 
[u]
 
[u]
 
[u]
 
[u]
 
[u]
 
[u]
-ope/aupe
so(u)pe, co(u)pe
galope, chope, syncope
taupe, gaupe
 
[o]>[u]
[O]
 
[u]
[O]
[au]
 
[u]
[O]
[au]
 
[u]
[O]
[au]/[O:]
 
[u]
[O]
[O:]/[au]
 
[u]
[O]
[O:]
 
[u]
[O]
[O:]
 
[u] 
[O] 
[O:]
-oque
coque, moque
 
[O]
 
[O]
 
[O]
 
[O]
 
[O]
 
[O]
 
[O]
 
[O]
-ore/-aure
co(u)rre, bo(u)rre, colo(u)re
restore, more, sore, encore
restaure, maure
 
[o]>[u]
[ò]
 
[u]
[ò]
 
[u]
[ò]
 
[u]
[ò]
 
[u]
[ò]
[ò]
 
[u]
[ò]
[ò]
 
[u]
[ò]
[ò]
 
[u]
[ò]
[ò]
-or + consonne + e
to(u)rne, lo(u)rde 
force, morte, corne
 
[o]>[u]
[ò]
 
[u]
[ò]
 
[u]
[ò]
 
[u]
[ò]
 
[u]
[ò]
 
[u]
[ò]
 
[u]
[ò]
 
[u]
[ò]
-ose/-ause
espo(u)se, jalo(u)se, to(u)se 
chose, rose, ose
cause
 
[o]>[u]
[O]>[O:]
[O:]/[au]
 
[u]
[O:]
[O:]/[au]
 
[u]
[O:]
[O:]/[au]
 
[u]
[O:]
[O:]/[au]
 
[u]
[O:]
[O:]/[au]
 
[u]
[O:]
[O:]
 
[u]
[O:]
[O:]
 
[u]
[O:]
[O:]
-o(s)te/-aute
ro(u)te, co(u)ste 
cote, ho(t)te 
co(s)te, ho(s)te 
faute, haute 
 
[o]>[u]
[O]
[O]>[O:]
[au]
 
[u]
[O]
[O:]
[au]
 
[u]
[O]
[O:]
[au]
 
[u]
[O]
[O:]
[au]/[O:]
 
[u]
[O]
[O:]
[O:]/[au]
 
[u]
[O]
[O:]
[O:]
 
[u]
[O]
[O:]
[O:]
 
[u]
[O]
[O:]
[O:]
-o/au + consonne(s) + l/r + e
co(u)ple, so(u)fre 
noble, sobre, nostre (adj.) 
le nostre, apostle/apostre 
autre, gauffre 
 
[o]>[u]
[O]
[O]>[O:]
[au]
 
[u]
[O]
[O:]
[au]
 
[u]
[O]
[O:]
[au]
 
[u]
[O]
[O:]
[au]/[O:]
 
[u]
[O]
[O:]
[O:]/[au]
 
[u]
[O]
[O:]
[O:]
 
[u]
[O]
[O:]
[O:]
 
[u]
[O]
[O:]
[O:]
Siècle (moitié) 11-12 13 14 15 16 17(1) 17(2) 18(1)
o inaccentués
cas général
co(u)ronne, po(u)rceau, co(u)ver 
soleil, portrait, rosee 
 
[o]>[u]
[o]>[u]
 
[u]
[u]
 
[u]
[u]
 
[u]
[u]
 
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o ouvert analogique
mortel, porter
 
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o long
ostel, costé
 
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