9. VERS MESURÉS

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Quelques pas dans le dédale

Depuis les prémices de la Renaissance, les poètes caressent le rêve de doter la langue française d’une poésie qui, à l’image de celle des Anciens, permette la production de rythmes « musicaux » alternant longues et brèves. La création de l’Académie de poésie, en 1570, couronne les efforts d’un groupes de poètes et de musiciens qui, dès les années cinquante probablement, réfléchissaient à franchir ce pas. C’est sans conteste la production du poète Jean-Antoine de Baïf, allié au musicien Claude Le Jeune, qui constitue la pièce maîtresse de l’édifice des vers mesurés français. Cependant, il existe aussi bien des précurseurs que des continuateurs.

Comme ce site présente une édition en ligne des vers mesurés de Baïf, il était logique d’y réunir aussi une édtude de la « mécanique », autrement dit la prosodie et la métrique, de cette forme de versification. Marquant les étapes successives d’un long travail personnel, les trois articles qui suivent éclairent chacun à sa manière le phénomène de la poésie mesurée à l’antique. Ils peuvent être lus et compris séparément, mais, ensemble, constituent un tout qui permet de pénétrer quelque peu dans le dédale de cette ars subtilior de la Renaissance.

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