SÉÔME .XIIII.
An son a^me le sôtã méçant panse k'il n'i a nul Diö.
Tùt le monde se la^ç' aã mal égzékrable débôçé.
On ne tröve ki ètã de bién fère nulle vùlonté.
Diö regarde du hôÎt du siél antre lèz omez anbas,
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Pùr trùvér ki konøsse Diö, ùÿ kìÁ l'a££e reçèrçant.
Tùs se sont avoiés a mal : Tùs se sont apuantis :
Il ne tröve ki ètã de biénfère nulle vùlonté.
Èsse fôÎte d'avør konu k'il se pèrdet an èrrör ?
Lè_ méçans tùle-pöple mién manjet éinsi ke lör péin ;
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Sanz avør ne l'onör de Diö nìþ la kréinte davant ös.
Laã tretùs de sùdéin éfrø tunberont tùt épèrdus.
[f° 10 r°]
An la rasse du bién vivant, Diö i è^t é s'i tiéndra.
Vùs mokés du bon aflijé par se k'il se fìË' an Diö.
ÔÊ ke Diö de Sion vùlu^t L'Israèlite sôvér !
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Kand le pöpl' il arøt tiré hôÎrs de tant dure prizon,
Jaÿkop an resevrøt sùlas, Israèæl s'an égè^røt.
Mètre :
Baïf (psautier A) analyse ce vers tout d'abord comme des trochaïques mêlés par kontrariété, appellation qu'il biffe
pour la remplacer par celle d'antispastiques. Il s'agit de tétramètres cadencés. On n'y trouve pas l'antispaste
sous sa forme pure : plus que l'alternance iambe-trochée, c'est ici l'alternance double trochée-double iambe qui
est considérée comme antispastique.
Au v.13, dans le mot
fìË', l'accent aigu, en lieu et place du circonflexe qu'on attendrait,
indique probablement que cette syllabe doit ici être considérée comme brève dans le contexte de l'hiatus.
Variantes et remarques : v. 9 : Pâté après
Lè.
tù le est réuni par une marque de liaison.