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AN L'ONÖR DE TRÈS ÔGVSTE

É TRÈS VÈRTUÖZE PRINSÈSSE

KATERINE DÈS MÉDIÇIS

RÉINE MÈRE DU ROÈ

STROFE I.

A SÀ ceux qui vont, l'ancre du havre levant,ÖS KI VONT, l'ankre du havre levant,
[s.n.]
Ô lAu loin repasser longue traverse de mer,ûin repassér longe travèrse de mèr,
S'èC'est l'amiable réconfort,t l'amiable rékonfôrt,
É pEt premier espoir d'heureux cours,remiér éspør d'urös kùrs,
5
An En poupe prendre le vent :pùpe prandre le vant :
KarCar l'on s'attend lors, au désirable retour lon s'atand lôrs, ô dezirable retùr
An En bien commençant bien finir :bién komansant biénfinir :
ÉinAinsi nous entrés en la nef,sin nùz antrés an la nèf,
LiöLieux non connus, cherchant découvrir,s non konus, çèrçans dékùvrir,

ANTISTROFE I.

10
La La voile amont gaie de votre faveur,vøl' amont gèìîeæ de vôtre favör,
Ô RÔ reine, bien loin nous déplions courageux :ÉINE, biénlûiñ nùs déplioæns kùrajös :
MèmMême à vous dédiés tous,ez a vùs dédìåés tùs,
ÉspEspérons surgis à bon port,érons surjis a bon pôrt,
RanRendre le voeu que devons :dre le vö ke devons :
15
KanQuand l'hymne chantant votre louange dirons :d l'inne (çantant vôtre lùanje) dirons :
D'uD'un non commun chant tout nouveau,n non komun çant tùt nùveô,
PaPayant le loyer, pour jamaisiant le lûiér, pùr jamès
ParPar votre vertu rare gagné, vôtre vèrtu rare ganñé,

EPODE I.

Ke Que nous venons d'un vouloir francnùs venons d'un vùlør frank
20
DavDevant vos yeux présenter,ant voz iös prézantér,
L'aL'entonnant de doux accords.ntonant de dùs akôrs.
Le Le bûcheron dedans le bois,buççeron dedan le bøs,
[s. n.]
An En main la hache, suspensméin la haÿçe, suspans
DemDemeure, avant que bûcherör, avant ke bu^çér
25
L'aL'arbre destiné.rbre déstiné.
Je Je vais douteux choisissantva^ dùtös çûzisant
A kÀ quoi me prandrai,ø me prandrè,
TanTant d'honneurs j'aperçois.t d'onörs j'apèrsø.

STROFE II.

Le Le trop d'abondance me fait souffreteux :trôp d'abondanse me fèt sùfretös :
30
KarCar non du jour d'hui, mais de mille ans paravant, non dujùrdui, Mès de mil' ans paravant,
DèsDes Médicis la resplendeur MÉDIÇIS la réplandör
LuiLuit, de plus d'un los de vertus,t, de plus d'un lôs de vèrtus,
Soit ou la guerre ou la paix :t ù la gèrr' ù la pès :
Ös Eux sur tout aimant des citoyens le repos,sur tùt éimans dès sitoiéns le repôs,
35
SanSans fin travaillant pour le bien,fin trava££ans pùr le bién,
DurDurs contre les pervers rebours,s kontre lès pèrvèrs rebùrs,
Ôs Aux bons bénins n'ont rien épargné.bons bénins n'ont rién éparñé.

ANTISTROFE II.

Du Du temps du grand Charles le fils de Pépin,tans du grand Çarle le fis de Pepin,
LôrLors qu'outre les monts ses troupes il dévala,s k'ùtre lès mons sès trùpes il devala,
40
TèrTerrible contre le lombard,rìÁble kontre le Lonbard,
Un Un valeureux noble français,valörös nôble Fransøs,
DèsDes Médicis généreux MÉDIÇIS Jénérös
La La race planta : c'est éverard Médici,rasse planta : S'èt ÉVERARD MÉDIÇI,
DèsDes peuples aimé qu'Arno va pöplez éimé k'Arne va
45
BéiBaignant de ses eaux, quand Mugelloñant de sèz eôs, kand Mujèl
MôdMaudit tyran vainqueur y forçait tiran véinkör ìÁ forsa

EPODE II.

La La terre à dent mordre étendu.tèrr' adant môrdr' étandu.
Ne Ne rien ne lui valut lorsrién ne lui valut lôrs
S'oS'orgueillir, le poing hideuxrgé£ir, le pûiñ hidös
50
De De celle masse, où combattaientsèle mass', ù konbatøt
SisSix gros boulets de fer dur, grôs bùlès de fèr dur,
LavLavés du sang du toscanés du sang du Toskan
[f° a ij r°]
InnInnocent tué.osant tué.
Du Du preux l'écu d'or bruniPrö l'éku d'ôr bruni
55
RùjRougit, de six rondsit, de sis rons
PùrPour jamais se marquant. jamès se markant.

STROFE III.

SesSes armes il pend à sa postérité, armez il pand a sa postérité,
PùrPour les ehnorter leur témoignant sa valeur, lèz anôrtér lör témoñant sa valör,
DèsDes hommes être le confort. omes ètre le konfôrt.
60
LuiLui recherché pour ce bien fait reçèrçé pùr se bién fèt
DèzDes habitants de Mugello, abitans de Mujèl,
FonFonda la maison aux Médicis valeureux.da la mèzon ôs MÉDIÇIS valurös.
LaLà sont demeurés longuement :á sont demörés longemant :
AprAprès Florence en son gironès FLORANS' an son jiron
65
PùrPour ses défenseurs les recueillit. sès défansörs lès rekö£it.

ANTISTROFE III.

DepDepui du peuple ont mérité la faveur,uis du pöpl' ont mérité la favör,
AiAyant de vertu tous les honneurs éprouvés,ans de vèrtu tùs lez onörs éprùvés,
JusJusque à tenir le premier lieu.k'a tenir le premiér liö.
MèsMais traversant mille dangers, travèrsans mille danjiérs,
70
OntOnt soutenu les assauts sùtenu lez asôs
DèsDes envieux faux, concitoyens ennemis. anvìåös fôs, konsitoiéns anemis.
MarMarche au soleil une ombre suit :ç' ô sùlè£ uÿn' onbre suit :
ÇèrCherchant la clarté des valeurs,çant la klèrté dès valörs,
AtrAttraîneras perverse rancoeur.éineras pèrvèrse rankör.

ÉPODE III.

75
Ki Qui non recru ferme tiendranon rekru fèrme tiéndra
Du Du ciel bénin supporté,siél bénin suporté,
Ô sAu sommet du prix atteint,omèt du pris atéint,
TriTriomphera de ses malins,onfera de sès malins,
VéiVainqueur de leurs trahisons.nkör de lörs traìåzons.
80
Se Ce sont choucas et corbeauxsont çuka^s é korbeôs
VéiVainement criant,nemant krians,
Ki Qui osent ouvrir le bec,ôzet ùvrir le bèk,
[f° a ij v°]
Le Le vol déployantvol déplûians
KonContre l'aigle hautain.tre l'ègle hôtéin.

STROFE IIII.

85
La Là où le vaillant et prudent courageux,ù le va££ant é prudant kùrajös,
KonConduit du bon sort par la céleste faveur,duit du bon sôrt par la séléste favör,
StaStable dure en toute saison,ble dur' an tùte sèzon,
Soit du mauvais soit du bon temps.t du môvès søt du bon tans.
TèlTels les heureux Médicis,s lez urös MÉDIÇIS,
90
D'aD'enfants en enfants, loin de reproche toujours,nfans an anfans, lûiñ de reprôçe tùjùrs,
DèsDes peuples et des rois chéris Pöples é dès Røs çéris
SonSont parçonniers en leur bonheur,t parsoniérs an lör bonör,
Ôz Aux empereurs sont même conjoints :Anperörs sont mème konjûins :

ANTISTROFE IIII.

TùjToujours gouvernant le timon de l'état,ùrs gùvèrnans le timon de l'état,
95
FèzFaisant toujours bien : justiciers, libéraux,ans tùjùrs bién : justisiérs, libérôs,
VrèVrais amoureux de la vertu.z amùrös de la vèrtu.
MèsMais dessur tout sont louangés desur tùt sont lùanjés
D'èD'être des arts le support,tre dez ars le supôrt,
DèsDes muses aimés. Cosme le grand et Laurent, Muzes éimés. KÔME LE GRAND É LORANT,
100
ParPar tous les écrits sont bénis tùs lez ékris sont bénis
ÖröHeureux, d'avoir en leur palais,s, d'avør an lör palès,
KùrCourtois logé les arts délaissés :tøs lojé lez ars delèssés :

EPODE IIII.

Ki Qui lors vagaient en désespoir,lôrs vagøt an dezéspør,
De De Grèce par le vainqueurGrésse par le véinkör
105
BarBarbare insolent bannis.bar' insolant banis.
MuMuets ne faut se contenir :ès ne fôt se kontenir :
TùtTout tant qu'avons du vieil temps tant k'avons du vié£ tans
De De bon de beau de parfait,bon de beô de parfèt,
NùsNous le leur devons : le lör devons :
110
É sEt soit grégeois soit romain,øt Gréjøs søt Roméin,
Ù pOu prose ou chanson,rôz' ù çanson,
[f° a iij r°]
TùtTout par eux se sauva. par ös se sôva.

STROFE V.

É dEt d'eux descendit ce Laurent regretté,'ös désandit se LORANT regreté,
DUKDuc d'Urbino aimé, mis de son oncle Léon, d'Urbin éimé, mis de son onkle LÉON,
115
DanDans sa Florence gouverneur, sa FLORANSE gùvèrnör,
LuiLui séant lors en majesté séant lôrs an majésté
DiñDigne du trône romain.e du trône Roméin.
PùrPour lui, ce bon duc sous la primeur de ses ans, lui, se bon DUK sùs la primör de sez ans,
An En France parrain vint tenirFranse parréin vint tenir
120
L'èL'aîné du roi François le grand :né du Rø FRANSúS le grand :
MèsMais quelque plus grand fait s'apprêtait. kèlke plus grand fèt s'aprètøt.

ANTISTROFE V.

Si Si tôt que l'oeil sur Madeleine jeta,tôt ke l'ö£ sur MADELÈNE jeta,
La La fleur de beauté, germe du sang boulonnais,flör de beôté, jèrme du sang BÙLENúS,
Il Il s'alluma de désir prompt,s'aluma de dezir pront,
125
D'uD'un lien saint être conjointn lién séint ètre konjûint
An En cette race de prix.séte rasse de pris.
LèsLes mois se tournant font le noçage approuvé. møs se tùrnans font le nosaj' aprùvé.
An En douce concorde ils vivaient :dùse konkord' il vivøt :
MèsMais l'envieux sort les déjoint, l'anviöæs sôrt lès déjûint,
130
PùrPour dans le ciel tôt les rassembler. dans le siél tôt lès rasanblér.

EPOÉE V. [lire EPODE]

LORLaurent, hélas ! Ô piteux deuilANT, élas ! ô pitös dö£
De De deuil piteux rechargé !dö£ pitös reçarjé !
Toi premier tu t'en volas premiér tu t'an volas
Ta Ta chère épouse hélas ! Quittant !çiér' épùz' élas ! kitant !
135
SinCinq jours coulaient et non plusk jùrs kùløt é non plus
AprAprès ta mort, elle ô deuil !ès ta môrt, él' ô dö£ !
L'aL'âme sanglota,me sanglota,
SùlSoulas mari pour te voir,as mari pùr te vør,
RegRegret de laisserrèt de lèssér
140
ÔrfOrphelin son enfant !elin son anfant !

STROFE VI.

Le Le Dieu le grand Dieu cache l'heur à venirDIÖ le gran Diö kaçe l'ör avenir
[f° a iij v°]
D'uD'un triste brouillard, tel que les yeux des humainsn triste brù££as, tèl ke lez iös dez uméins
JusJusqu'à la fin ne connaîtront.k'a la fin ne konøtront.
ÉinAinsi, ô grand reine, naquissin, Ô GRAN RÉINE, na^kis
145
AntEntre méchefs douloureux,re méçès dùlùrös,
PùrPour mieux resplendir en tout honneur et valeur, miös réplandir an tùt onör é valör,
Ô bAu bien du français affligé,ién du Fransøs aflijé,
TùtTout l'âge et l'heur, dont tes parents l'a^j' é lör, dont tès parans
N'oN'ont pu jouir, vers toi retourné.nt puÿ jùìår, vèrs tø retùrné.

ANTISTR. VI.

150
AprAprès que seize ans eurent au but atteintès ke sèz' ans uret ô but atéint
BorBorné du destin, lors que ton oncle Clémentné du déstin, lôrs ke ton onkle KLÉMANT
DanDans Rome pape commandait,s Rome Paÿpe komandøt,
NôtNotre bon grand prince Françoisre bon grand Prinse FRANSúS
Il Il désira visiter.dezira vizitér.
155
DèjDéjà l'accord fait ton mariage assuraitaÿ l'akord fèt ton mariaj' asurøt
AvèAvec son cher fils second :ke son çiér fis segond :
Ô pAu port de Marseille il descend :ôrt de Marsé£' il désand :
LaLà bienveigné, là il te rendit :á biénvéñé, laã [il] te randit :

EPODE VI

De De père et d'oncle un devoir saint,pèr' é d'onkl' un devør séint,
160
AkoAccomplit en t'épousant.nplìÁt an t'épùzant.
Peu de reines ont cet heurde RÉINES ont set ör
Se Se voir bénir de telle main.vør bénir de tèle méin.
Toi toi tu l'eus, qui un jour tø tu l'us, ki un jùr
DevDevais la France garder,øs la Franse gardér,
165
MèrMère d'un royal,e d'un Roial,
É dEt digne sang pour régiriñe sang pùr réjir
Le Le monde, rangémonde, ranjé
SùsSous la loi du français. la lø du Fransøs.

STROFE VII.

Le Le plant commun vulgaire foisonne tôt :plant komun vulgére fûzone tôt :
170
DèsDes rois le haut sang tarde semence produit, RúS le hôt sang tarde semanse produit,
[f° a iiij r°]
KanQuand elle doit quelque bon fruit.d éle døt kéke bon fruit.
LonLonguement ô reine languisgemant ô RÉINE langis
DùsDouce lignée désirant.e liñé' dezirant.
TanTandis ne perdis oisive l'âge inutile :dis ne pèrdis ûzive l'a^j' inutil :
175
MèsMais sage tes aïeux prouvant, saÿje tès aiös prùvant,
TonTon gentil esprit consolas jantil ésprit konsolas
DèsDes doux présents des muses orné, dùs prézans dès Muzes ôrné,

ANTISTR. VII.

SùlSoulas, qui dès lors ta douleur allégeantas, ki dèlôrs ta dùlör aléjant
TonTon coeur apprêtait pour quelque fait de plus haut, kör aprètøt pùr kéke fèt de pluhôt,
180
LôrLors que la parque détranchant,s ke la Parke détrançant,
ÔteÔterait Henri le bon roi,røt HANRI le bon Rú,
TonTon cher époux : et soudain çér épùs : é sùdéin
TonTon fils premier né. Quand, du royaume l'état fis premiérné. Kand, du Roìåôme l'état
An En trouble laissé, Charles roitrùble lèssé, ÇARLE Rú
185
TonTon Fils mineur d'ans, les états fis minör d'ans, lès Étas
OntOnt tout pouvoir en toi déporté. tùt pùvør an tø déporté.

ÉPODE VII.

KikQuiconque bien né l'honneur prendonke biénné l'onör prand
AkrAccroît l'honneur tous les jours :øt l'onör tùlèsjùrs :
MèsMais qui gêne son naïf, ki jène son naìåf,
190
PénPénible tentera l'effetible tantera l'éfèt
AnvEn vain de mille vertus.éin de mille vèrtus.
JamJamais ne fut malaisé,ès ne fut malèzé,
MèmMême au méchant,es ô méçant,
TrùTroubler l'état : mais rasseoirblér l'état : mès rasør
195
Le Le règne ébranlé,rèñ' ébranlé,
Peu de rois le pourraient :de Røs le pùrøt :

STROFE. VIII.

Si Si Dieu gouverneur n'en ouvrait le moyen.DIÖ gùvèrnör n'an ùvrøt le moién.
Ô RÔ reine, c'est toi, toi qui ce los méritant,ÉINE, s'èt Tø, Tø ki se lôs méritant,
[f° a iiij v°]
GraGrâces auras de ma chanson.sses aras de ma çanson.
200
Si de ton temps quelque mal vint,ý de ton tans kèlke mal vint,
S'èC'est de la force du ciel.t de la fôrse du siél.
KonConstante, d'un coeur mâle prenant le travail,stante, d'un kör ma^le prenant le trava£,
ParPar tous périls urgents courus. tùs périls urjans kùrus.
An En fait de guerre en fait de paix,fèt de gèrr' an fèt de Pès,
205
DèsDes plus accorts aidas le conseil. plus akôrs éidas le konsé£.

ANTISTR. VIII.

JamJamais ne faillis, débonnaire guettantès ne fa££is, debonère gétant
LaLa propre saison, d'amodérer la fureur,ý prôpre sèzon, d'aÿmodérér la furör,
GraGrands et petits recimentant.ns é petis resimantant.
SurSur le bien public du français, le bién publik du Fransøs,
210
L'öL'oeil vigilant ne cillas.£ vijilant ne si£as.
ÔloAu loin et au près douce la paix assuras.éiñ é ôprès dùse la pès asuras.
VèrVers ton mari cher saintement,s ton mari çiér séintemant,
AnvEnvers tes enfants chèrement,èrs tez anfans çiéremant,
An En tout devoir toujours te portas.tùt devør tùjùrs te portas.

ÉPODE VIII

215
Ke Que tout le temps, reine, pour toitùt le tans, RÉINE, pùr tø
TùtTout heur amène et plaisir : ör améin' é plézir :
AntEntre les tiens amour :re lès tìåéns amùr :
OnöHonneur à toi : l'heureuse paixr a tø : l'uröze pès
Ô pAu peuple uni du français :öpl' unìþ du Fransøs :
220
RuRuine des trahisons.ìåne dès traìåzons.
PuiPuisses, aux desseinssses, ôs déséins
UröHeureux que fais, mettre fin,s ke fès, mètre fin,
TirTirant du dangerant du danjiér
NôtNotre nef à bon port.re nèf a bon pôrt.
FIN.
Mètre : Structure strophique complexe. Les strophes et antistrophes sont constuites de la manière suivante :
  • un trimètre choriambique cadencé (composé d'un diiambe, un choriambe et un anapeste).
  • un iambélégiaque (penthémimère iambique suivi d'un penthémimère dactylique).
  • un dimètre épiionique du mineur non-cadencé (composé d'un choriambe et d'un ionique du mineur).
  • un dimètre trochaïque non-cadencé (composé de deux épitrites seconds).
  • un penthémimère dactylique.
  • un iambélégiaque (comme le deuxième vers).
  • deux dimètres iambiques non-cadencés.
  • un dimètre iambique surcadencé.

Les épodes sont construites de la manière suivante :
  • un dimètre iambotrochaïque non-cadencé (composé d'un diiambe et d'un épitrite second). Dans les psautiers, Baïf pourrait qualifier les vers de ce type d'antispastiques (ou de trochaïques mêlés par contrariété).
  • un dimètre iambique cadencé (composé d'un diiambe et d'un bacchée).
  • un dimètre trochaïque cadencé (composé d'un ditrochée et d'un crétique).
  • un dimètre iambique non-cadencé.
  • un dimètre iambique cadencé (qualifié de « non-cadencé » par Baïf).
  • un dimètre iambique cadencé (semblable au deuxième vers).
  • un monomètre trochaïque surcadencé (composé d'un ditrochée et d'une syllabe).
  • un dimètre épichoriambique cadencé (composé d'un diiambe et d'un crétique).
  • un monomètre iambique surcadencé (composé d'un diiambe et d'une syllabe).
  • un dimètre trochaïque court-cadencé (composé d'un ditrochée et d'un spondée).

v. 62 : exemple (exceptionnel chez Baïf) d'une syllabe brève à la fin du premier membre d'un asynartète, qui vient rappeler que ces positions « charnières » sont bel et bien anceps.
v. 158 : il faut substituer il pour que le vers soit conforme au schéma.

Variantes et remarques :
v. 6 : coquille probable : desirable.
v. 37 : coquille probalbe : rìåén.
v. 57 : coquille probable : sès.
v. 99 : É LORANT est rejeté à la ligne.
v. 206 : coquille : Iamès.